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 Akinos Dorian :: Gardien cimetière :: Surveillant :: Voir le sujet suivant
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Dorian Akinos
Gardien & Surveillant/Modo


Age: 25
Inscrit le: 18 Déc 2006
Messages: 17
Emploi: Gardien et surveillant
Pouvoirs: Génère et contrôle le feu ; Animagus dragon
Age du perso: 25

Tufs: 100
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MessagePosté le: 05 Mai 2008 à 13:19    Sujet du message: A consulter Akinos Dorian :: Gardien cimetière :: Surveillant :: Répondre en citantRevenir en haut

Nom : Akinos

Prénoms : Dorian

Age : 25 ans

Profession : Gardien cimetière et surveillant

Date de naissance : 9 avril

Origine : Grec

Famille : Son père est une espèce d’ivrogne du nom de Talos et il n’a pas connu sa mère (Décédée en le mettant au monde). Dorian est fils unique.

Histoire : Un bruit de ferraille s’entrechoquant faisait de plus en plus écho dans ce long tunnel aussi noir que les ténèbres. De cette obscurité, on ne pouvait distinguer que deux rails brillant grâce aux allées et venues du métro grec. Sur le quai de la station Dafni situé à plusieurs mètres de profondeur sous le sol d’Athènes, la foule se presse pour pouvoir grimper dans les wagons. Encore une fois, tous n’auront pas la possibilité d’y entrer et certain s’affèrent déjà à jurer comme des chartiers contre ces imbéciles qui feraient mieux de prendre leurs voitures plutôt que d’enquiquiner les honnêtes gens qui vont travailler. Une journée banale pour eux tout comme le pauvre petit garçon âgé d’à peine cinq ans assis par terre dos contre un mur juste à côtés des escaliers menant à la sortie de la station.

Il était assis en tailleur, la tête baissé avec ses longs cheveux sales tombant sur ses yeux. Ses vêtements étaient à peine à sa taille, un teeshirt sale beaucoup trop long et un bermuda en jeans rapiécé de partout. A côté d’une de ses basket trouée, il y avait une petite boite en aluminium portant la marque d’une grosse firme de conserve grecque avec à l’intérieur quelques pièces. De temps à autre, un passant généreux venait remplir un peu plus cette bourse de fortune tandis que d’autre ne prêtait même pas attention à ce gamin mendiant. Lui non plus d’ailleurs n’esquissait pas le moindre geste lorsqu’une personne se montrait charitable envers lui…Etait il mort ? Chuchotait certains. Ils n’avaient comme réponse qu’un long soupir preuve d’une lueur de vie chez cet enfant. Non il n’avait pas encore quitté ce monde mais son inaction était surtout dut au froid qu’il régnait ici à cause de l’hiver particulièrement rude cet année.

Cela faisait déjà plusieurs mois que ce manège se répétait et encore une fois, le jeune garçon allait devoir rentrer avec un maigre butin. Une voix se fit entendre dans la station et raisonna dans l’immense enceinte.

« Mesdames et messieurs, nous vous prions de bien vouloir emprunter cette dernière ram car la station va fermer ses portes. Nous vous souhaitons une très bonne soirée. »

Il se leva tant bien que mal car des crampes venait lui paralyser les jambes et il devait lutter pour avancer afin d’entrer dans cet ultime métro. Les portes se fermèrent juste derrière lui et tout en se cramponnant pour ne pas tomber lors du démarrage, il réussi à s’asseoir sur une banquette libre. A cette heure, il n’y avait pas grand monde car depuis longtemps les « honnêtes » gens avaient finis leurs travails et ils étaient rentrés dans leurs maisons. Quant à lui, il devait descendre quelques arrêts plus loin, dans l’un des pires ghettos d’Athènes.

Dorian vivait avec son père Talos dans un taudis construit avec du matériel de récupération : des chutes de planche en bois et quelques plaques en tôle faisant office de toit. Lui n’avait malheureusement pas connus sa mère car elle était morte en le mettant au monde et son père le tenait comme responsable. Il devait constamment subir les reproches d’une vie gâchée à cause de ce gamin et il allait même jusqu’à le traiter de meurtrier. Talos avait élevé son fils comme un animal, lui donnant à peine de quoi le nourrir. Bien entendu, l’argent était une denrée très rare dans cette « famille » et ce père indigne jugea qu’il était plus important d’apprendre à son fils à faire la manche dans le métro plutôt que de l’envoyer à l’école.

Une fois à l’extérieur de la station, Dorian se rendit compte qu’il pleuvait averse et bien entendu, il n’avait rien pour se protéger. Malgré le vent glacial qui lui gelait ses membres, le jeune garçon marcha rapidement jusqu’à l’entrée de sa « maison ». A l’intérieur, il n’y avait que cette loque avachit dans un fauteuil déchiré et taché par endroit qui ignora son fils de plus bel et garda les yeux rivé sur le petit écran de la télévision. Il prit place sur un tabouret et mangea les quelques aliments gracieusement laissé par son père avant de disparaître dans sa minuscule chambre. Cet endroit était le seul refuge où il pouvait enfin se détendre et encore, il arrivait que son paternel y entre avec fracas pour le tabasser car la quête de la journée n’était pas suffisante pour lui payer ses bières. Cette peur avait développé un sentiment de haine envers Talos, à tel point qu’il ne se rappelait même plus de la dernière fois où il avait rit. Son quotidien était tellement affreux qu’il lui arrivait de passer des nuits entières à pleurer sans pouvoir un seul instant fermer un œil mais tout cela allait changer.

Le lendemain, Dorian se rendit comme d’habitude à son arrêt de métro pour s’y installer et il resta planté au même endroit toute la journée. Lorsque la voix familière annonça la venue de la dernière ram, deux policiers surgirent de derrière lui au moment ou il se levait. Bien entendu, il ne fit pas le poids bien longtemps et les deux agents l’amenèrent dans un orphelinat en attendant que sa disparition soit signalée par Talos. Au vue de la situation de son père et du traitement qu’il lui infligeait, ce tortionnaire savait très bien qu’il prendrait de gros risques en se manifestant…Ce fut donc tout naturellement que le jeune garçon passa du statut chien battu à celui d’orphelin.

Cependant, cette nouvelle demeure fut profitable au bambin car dès son arrivée, il fut emmené à l’infirmerie et on lui prodigua tout les soins nécessaires. Dorian trouva une hygiène de vie qu’il n’avait pas connu et il gouta enfin au bonheur de passer des nuits au chaud dans un lit propre. La directrice de l’orphelinat l’intégra tout de suite dans une école et pour pallier à son retard, elle fit même venir des professeurs particuliers. Petit à petit, il découvrait la joie de vivre car au delà des connaissances qu’il intégrait avec délice, il apprenait également à vivre en communauté avec des enfants de son âge et très vite, il se fit des amis.

Même si de temps en temps Dorian faisait encore des cauchemars en voyant son père débouler dans la pièce, il passa trois années merveilleuses…A tel point qu’on l’avait vu sourire et rire à plusieurs reprises. Toutefois, il voyait au fil des années le nombre de ses amis diminuer car certains adultes venaient les adopter et d’autre prenait leurs places. Jusqu’au jour où ce fut son tour d’être la cible d’un couple. Une très belle femme blonde accompagné d’un petit homme brun, le crane dégarni et une petite moustache brune se portèrent garant de sa personne. Ses camarades lui avaient raconté que la vie avec des parents était encore plus belle qu’à l’orphelinat et ce fut donc avec un grand sourire qu’il suivit ses nouveaux parents.

Entre temps, la Grèce était en guerre contre un pays voisin qui aurait soit disant tenté d’assassiner une haute personnalité du gouvernement grecque. C’était tout du moins ce que l’adolescent âgé maintenant de huit ans avait comprit dans la voiture en écoutant la conversation entre ces deux là. Et il ne se méfia pas lorsque l’auto pénétra dans une enceinte militaire et ce qu’il avait prit pour un couple était en fait deux soldats déguisés. Leur mission était très simple, il devait ramener des cobayes pour des expériences et c’était bien entendu les orphelinats qui étaient privilégiés. En effet, il était facile de simuler une adoption et surtout, personne ne viendrait vérifier si les gamins se portaient bien chez leurs nouveaux « parents » …Un pays en guerre avait d’autres priorités. L’objectif des scientifiques de l’armée étaient de modifier génétiquement la rétine des soldats pour leur permettre de voir aussi bien de jour comme de nuit. Un défi ambitieux certes mais les avantages étaient non négligeables : Des hommes disponibles la nuit comme le jour et surtout, plus besoin d’équipement de vision nocturne et donc gain de place et de matériel.

Le malheureux Dorian croyant à une vie encore plus belle avait été assommé puis jeté dans une espèce de cellule avec des barreaux comme une prison avec juste une lucarne laissant de temps en temps passer les rayons lunaires. Lorsqu’il se réveilla et constata sa situation, il ne put s’empêcher de paniquer en hurlant de toutes ses forces qu’il voulait sortir. Mais une main vint se posé sur la sienne et une voix douce lui murmura de se calmer. C’était en fait un garçon vraisemblablement moins âgé que lui qui se trouvait dans une des cellules voisines. Une rayons éclaira la pièce et il se rendit compte que cette salle était en fait divisé en plusieurs cellules par des barreaux en acier et très épais…Sans doute craignaient ils les évasions. Mais ce ne fut pas la seule choses qui attira son attention, le visage de son voisin fut également éclairé et il constata avec effroi que ses yeux étaient aussi blancs que la neige. Ce garçon lui expliqua pourquoi il avait atterrit ici et ce qu’il l’attendait tôt ou tard…

Le temps passa sans qu’il ne puisse dire combien s’était réellement écoulé…Peut être des jours, des mois. Tout ceci n’avait fait que le replonger dans cette haine qu’il avait engendré lorsqu’il était avec son père mais cette fois ci, elle était destinée au monde entier. Pourquoi lui souffrait alors que tous les autres étaient heureux en liberté ? Pourquoi lui avait on donné ce bonheur pour lui reprendre ensuite ? Ces questions restèrent sans réponse…Puis vint le jour ou son tour arriva. Il fut tiré de sa cage comme un vulgaire animal et au bout d’une dizaine de minute de marche, il put contempler la lumière du jour. Il fut tout d’abord éblouit par la clarté et à cet instant précis, il se sentit revivre même si ce sentiment ne dura pas longtemps car son geôlier l’avait déjà attrapé par le col et le traina jusque dans une pièce blanche. Des hommes en blouse blanche l’attendaient et lorsque que la porte se ferma derrière lui, deux d’entre eux le saisirent et l’attachèrent à une table avec des sangles au niveau des chevilles, des poignets, de la tête et de la poitrine. Dorian était terrifié et il avait beau se débattre de toutes ses forces, il ne pouvait plus bouger. Derrière lui, une voix s’éleva et ordonna aux scientifiques de commencer l’essai n° 5423. Une piqure lui fut administrée à plusieurs endroit de son corps et aussitôt de violentes douleurs le firent hurler. Ses yeux le brulaient de plus en plus et lorsque la douleur fut à son paroxysme, sa rétine se dilata et aussitôt, il y eut un silence autour de lui. Il avait beau scruter les environs, il avait l’impression d’avoir un film opaque devant les yeux mais petit à petit, il s’habitua à cette nouvelle vision et tout autour de lui, les corps des médecins gisaient pat terre. Ils avaient tous la bouche grande ouverte avec de la bave coulant le long de leur visage et leurs yeux était blancs et vitreux…On aurait dit que leurs âmes avaient été retiré de leurs corps et qu’il ne restait plus que des enveloppes vides. Ce fut en tout cas les dernières visions de Dorian car il tomba inconscient quelques instants plus tard.

Lorsqu’il reprit connaissance, il était allongé sur un lit et lorsqu’il ouvrit les yeux, un épais tissu lui masquait la vue. Il toucha à l’aide de sa main le bandeau qui faisait le tour de sa tête et lorsqu’il essaya de l’enlever, il sentit deux cylindres froids se poser sur ses tempes juste avant qu’une voix grave s’élève.

« Si j’étais toi, j’éviterai ce genre d’initiative, à moins que tu ne préfères avoir deux trous dans la tête. »

Dorian comprit que ces deux trucs froids étaient en fait des armes et il se ravisa en déposant ses mains sur le lit.

« C’est très bien, tu comprends vite on dirait. Je vais d’abord me présenter, je suis le colonel Alcide et dorénavant, c’est moi qui vais m’occuper de ton cas. »

« Pourquoi dois-je garder ce bandeau ? Que m’est il arrivé ? »

« Et bien disons que notre expérience a mal tourné et si ca peut te consoler, nous avons arrêté nos expérimentations car nous avons obtenu quelque chose bien plus intéressant…Toi. »

« Hein…Moi ! »

Le garçon tenta de se redresser mais deux mains se posèrent fermement sur ses épaules puis elles le rabattirent sur le lit.

« Oui…Toi ! Je vais clairement t’expliquer la situation que tu comprennes bien ce qui t’attend. Il semblerait que les produits que nous t’avons injecté aient provoqué une mutation dans ta rétine. Lorsque tu as ouvert les yeux, tous les scientifiques sont morts instantanément et donc, tu t’imagine bien que nous ne pouvons plus permettre ce genre d’erreur. »

« Vous ne comptez tout de même pas… »

« La ferme ! Bien sur que si, tu vas garder ce bandeau pendant le restant de tes jours morveux ! »

« Jamais !!! »

La main du colonel frappa la joue du pauvre Dorian tandis que les deux officiers le maintenaient au cas où il décide de se rebeller. Il serrait les dents de toutes ses forces non pas à cause de la douleur car elle n’était qu’une goutte dans l’océan comparé à la haine qu’il manifestait envers ce colonel et l’armé tout entière. Et de nouveau, la voix du gradé retentit de nouveau.

« Je tiens à te prévenir…Pendant que tu dormais, nous avons implanté dans ton bras une petite puce relié à une capsule en fer. Si tu t’avise de faire le malin, je n’ai qu’à appuyer sur un petit bouton et le contenu de la capsule se chargera du reste. »

Alcide se leva et les deux soldats n’eurent aucun mal à soulever Dorian de son lit, le forçant à se tenir debout.

« Soldat Akinos ! Dorénavant, vos journées se dérouleront de cette façon ! Votre mâtiné sera consacrée à l’enseignement des matières scientifiques, vous pourrez ainsi parfaire vos ridicules connaissances ! Après le repas, vous retournerez en cours pour dynamiser votre culture générale jusqu’en fin d’après midi ! Et pour finir, nous vous soumettrons à toutes sortes d’exercices pour vous habituer à votre cécité ! Emmenez-le dans ses appartements ! »

Aussitôt, les deux chiens de gardes s’exécutèrent et trainèrent le pauvre garçon hors de la pièce. Il s’était encore mit dans un drôle de pétrin mais le pire c’était qu’il n’était absolument pas maître de la situation et que tout lui était imposé de force. Après quelques instants de marche, le trio stoppa et le grincement qu’il entendit lui indiqua qu’ils venaient d’ouvrir une porte. L’un des gardes le poussa à l’intérieur tandis que l’autre prit la parole.

« Vous êtes autorisé à enlever votre bandeau uniquement dans cette pièce. Toutefois vous devez le mettre des que nous viendrons vous cherchez. »

La porte se referma derrière lui puis elle fut verrouillée. Enfin Dorian put enlever cette bande de tissus qui l’empêchait d’ouvrir les yeux et après quelque secondes de mise au point, il découvrit une pièce austère d’une dizaine de M² avec une minuscule lucarne condamnée par des barreaux. Le lit occupait une partie de la pièce et juste en face, il y avait les toilettes et le lavabo juste à côté. Sur une petite étagère, les habits de la semaine y étaient entreposés…Des uniformes de l’armée bien entendu. Sa seule distraction était une petite télé fixée au mur et quelque magazine histoire d’occuper ses soirées et ses weekends end.

Ce petit manège se déroula jusque dans sa seizième année car son niveau scolaire était maintenant nettement au dessus de la normale. De plus, Dorian avait appris le braille pour pallier son manque de vision et ses exercices l’avait rendu plus à l’aise pour se déplacer et beaucoup plus habile. Le fait de l’avoir privé de la vue avait rendu ses sens beaucoup plus sensible pour palier à ce problème. Le colonel diminua donc les enseignements théoriques pour renforcer son corps…Son objectif était clair, il voulait faire de ce jeune homme une arme suffisamment intelligente pour tromper les ennemis et en même temps sous contrôle grâce à cet interrupteur qu’il gardait en permanence sur lui. Deux ans s’écoulèrent durant lesquelles Dorian se forgea un caractère détestable. En effet, son manque de contact avec les autres en avait fait un être associable et sous l’influence de ses instructeurs, il en était venu à détester le monde entier. Mais il n’avait pas perdu cette idée de se venger de l’armée et l’occasion lui fut offerte.

Comme d’habitude, Dorian s’était refugié dans sa chambre car la nuit était tombée et il avait été avertit qu’il devrait se présenter dans la cours à l’aube car un haut gradé venait faire une inspection. Lorsqu’il enleva ses chaussures pour se coucher, il remarqua qu’un morceau de verre s’était planté dans sa semelle. Il se souvenait avoir marché sur les débris d’une bouteille cassée mais comme ses deux chiens le surveillaient tout le temps, il n’avait rien remarqué. Un sourire sadique se dessina sur ses lèvres car il avait enfin la possibilité de mettre son plan à exécution. A l’aide de cet objet, il s’entailla le bras et passa un long moment pour enlever la capsule…Ce ne fut pas sans peine mais il était devenu beaucoup plus résistant à la douleur. Le lendemain, Alcide s’était levé de bonne heure et attendait à la porte du camp pour accueillir cet inspecteur. Lorsque ce dernier arriva, il fut immédiatement conduit dans l’enceinte où le régiment devait l’attendre au garde à vous. Mais lorsqu’ils arrivèrent dans la cours, il n’y avait que des cadavres étendus sur le sol avec au milieu Dorian le bandeau dans sa main et les yeux fermés. Alcide hurla tout en sortant son petit boitier signe de la condamnation du jeune homme.

« Je vous avais prévenu Akinos qu’à la moindre entourloupe, je vous tuerai ! Vous avez assassiné tout le régiment alors tant pis pour vous ! »

Il pressa le bouton avec son pouce mais contre toute attente, le meurtrier resta immobile avec ce même sourire sadique. Bien entendu il tenta d’appuyer à plusieurs reprises mais rien y fit et lorsque Dorian révéla ce qu’il avait dans son autre main que le colonel compris ce qu’il s’était passé. Le poison s’écoulait de la capsule et tombait sur le sol et tandis qu’il reculait avec effroi voyant la mort se rapprocher de plus en plus vite de lui, son assaillant prit la parole.

« J’ai pris soin de retirer cette saleté de mon bras car elle devenait de plus en plus gênante mon colonel…Maintenant, il est l’heure de payer alors bon voyage en enfer ! »

La dernière chose que vit Alcide, ce fut les deux yeux rouges sang de son protégé puis il s’écroula ainsi que l’inspecteur. Pour la première fois depuis des années, le prisonnier put mettre un visage sur cette voix qui l’avait tant fait souffrir. Son tortionnaire était en fait un petit brun avec un gros ventre et une tête toute ronde et un cou digne d’un dindon. Dorian ne s’attarda pas et il s’empressa de s’enfuir de cet enfer en goutant à une liberté qu’il avait si longtemps désiré.

La nouvelle ne mit pas longtemps à être diffusé par tous les médias grecs et le gouvernement se servit de cet incident pour instaurer la loi martiale dans tout le pays prétextant une attaque ennemie avec la complicité d’un traitre. Des affiches avec la photo de Dorian était placardé partout, sa tête passait toutes les heures à la télé tandis que les radios diffusaient sa description. Pendant ce temps, le traitre était en fuite dans les montagnes bien loin de se douter qu’il était devenu aussi célèbre en si peu de temps. Il tentait de survivre en se nourrissant beaucoup de poissons car il n’avait pas besoin de ses yeux pour attraper des poissons…Il lui suffisait de se tenir immobile au milieu d’une rivière et quand il sentait quelque chose l’effleurer, il plongeait ses mains pour capturer sa proie. Mais quant il en avait assez, il lui suffisait d’opter son bandeau et si des animaux se trouvait à proximité, ils étaient condamné à le nourrir.

Il ne restait jamais bien longtemps à la même place car de temps à autre, il n’avait pas d’autre choix que de traverser des villages et souvent, il était reconnu…Il devait donc échapper aux assauts des militaires en fuyant de nouveau. Toutefois, il trouvait généralement le temps de tabasser quelques passants pour leur voler leur argent et ainsi, il renouvelait ses vêtements et achetait quelques vivres. Ce mode de vie dura deux bonnes années durant lesquelles la récompense pour sa capture tripla ce qui intéressait de plus en plus certains chasseurs de primes. Mais une rencontre allait changer son destin à tout jamais.

Ce jour là, une pluie diluvienne s’était abattue sur les montagnes et Dorian avait trouvé refuge dans une petite grotte. Quelques brindilles ainsi que des buches qu’il avait récupérées la veille avaient suffit pour faire un feu. Cela faisait deux jours qu’il n’avait pas mangé et même si la flemme de sortir était forte, l’appel de son ventre la domina et de loin. Il s’aventura donc hors de son abri et s’engouffra dans une petite forêt. Alors qu’il songea à retirer son bandeau pour abréger sa chasse, une odeur vint lui titiller les narines…Une odeur de cuisine qui ne lui déplaisait pas. Sans attendre plus longtemps, il suivit ce doux parfum qui l’amena devant une cabane en bois. La fumée s’échappait de la cheminé et avec prudence, il s’avança de quelques pas jusqu’à la porte d’entré. Il s’apprêtait à l’ouvrir avec comme idée de se nourrir à l’œil en assommant le propriétaire si nécessaire mais il se ravisa car des ronflements ainsi qu’un bruit de bois craquelant se faisait entendre de l’autre côté de la cabane. Ces bruits l’intriguèrent et il découvrit un vieillard avec une barbe blanche et de long cheveux de la même couleur assis sur une chaise à bascule et se balançant. Heureusement pour lui, la petite avancée en bois était couverte ce qui’ l’empêchait de se tremper. Dorian trouvait cela ridicule mais lorsqu’il tourna les talons pour accomplir son méfait, il fut interpelé.

« Ca ne sert à rien, le gigot n’est pas encore cuit. »

Ce vieillard l’avait mené en bateau en lui faisant croire qu’il était endormit. Dorian s’approcha de lui et tenta de l’intimider.

« Et bien en attendant, je vais m’occuper de toi papy comme ça, le temps me paraitra un peu moins long… »

« Ne t’en fais pas mon garçon, dans 5 minutes, le repas sera prêt ainsi tu pourras te joindre à moi pour le déguster. »

« Je vois que tu comprends vite grand père…C’est très bien.»

Le vieux se leva tant bien que mal de son fauteuil vétuste puis âpres s’être étiré les lombaires, il passa devant Dorian et disparu dans la cabane. Le jeune homme était plutôt satisfait de cette proposition car pour une fois, il n’aurait pas besoin de trouver sa nourriture. Il le suivit sans aucune hésitation et une fois à l’intérieur, il découvrit un habitat très accueillant. Il n’y avait qu’une seul pièce avec au centre une table ainsi que quatre tabourets. La cheminée se trouvait sur sa gauche et il y avait une grosse marmite suspendue sur un feu crépitant. De l’autre côte, on ne distinguait qu’un escalier qui devait mener à l’étage supérieur. Le jeune homme vit l’Hermite prendre la marmite et avec précaution, il l’a déposa sur la table avant d’ajouter.

« Ici, il n’y a pas de couvert alors sers toi de ce petit bout de bois en guise de fourchette. Prends en autant que tu veux. »

Dorian ne se fit pas prier et mangea comme un ogre tandis que son « bienfaiteur » le regardait avec un grand sourire. Il s’était retiré ici depuis plusieurs année….C’était tout du moins ce qu’il affirmait tandis que son hôte dévorait son repas laissant trainer une oreille de temps en temps. Il se prénommait Emrik et il était veuf depuis 25 ans. Apparemment, sa femme avait été tuée lors d’un accident de voiture alors qu’il l’attendait pour aller chez des amis. Il ne s’en était jamais remis et culpabilisait car elle était en retard et la vitesse avait causé cette mort tragique. Puis il embraya sur sa condition de vagabond et apparement la raison de sa présence ici interessa bien plus Dorian qui stoppa de manger.

« Tu déraille le vioque, qu’est que c’est que cet histoire de dragon… »

On pouvait lire sur le visage d’Emrik un peu de malice et il se leva puis monta les escaliers pour disparaître quelques minutes au dessus de la pièce. Puis il réapparu avec un livre en main et alla s’asseoir à sa place. Ce livre vetuste avait l’air tres ancien et les caractères étaient d’une précision et d’une beauté impressionnante.

« Je suis tombé sur ce livre par hasard et il m’a fallu apprendre le latin pour pouvoir le déchiffrer mais j’y étais arrivé lorsqu’elle à eu son accident. Alors écoute bien cela… »

Dans des temps anciens, une éspèce autre que les hommes s’était hissé au sommet se définissant alors comme l’espèce dominante parmis toutes les autres…Les dragons. Ces dieux volants étaient capables de cracher des flammes et de se déplacer avec une agilité incroyable. Ils étaient capable de cruauté mais également de loyauté envers ceux qu’ils consideraient comme valeureux et digne de les monter. Mais leur règne fut de courte durée car les hommes même les plus justes furent tentés de dominer leurs semblables grâce au pouvoir de ses créatures. Ils s’affrontèrent…Il y eut beaucoup de victimes et voyant le carnage, les dragons prirent congés dans une île mysterieuse sous couvert d’une déesse…Tiamat.

« Quelle connerie !!! Ils se sont refugié sur cet île introuvable alors comment pourrait on être sur qu’ils ont bien existé ?! »

« Je n’ai pas fini ! Il y a une autre légende qui fait référence à tout ceci.»

Un héros répondant au nom de Mythos parvint à faire plier un de ses fameux dragons. Lorsqu’il lui ôta la vie, le ciel devint rouge et l’eau de pluie se transforma en goutte de sang. Le héros blessé au bras n’éprouva plus la moindre douleur lorsque son membre fut recouvert par le liquide. Il coupa alors la tête du fauve et but quelques gouttes de son sang afin de se rendre encore plus fort.

« Et alors ? Ce ne sont que des ragots pour endormir les gamins… »

« Chaque légende a une part de vérité mon garçon…J’ai fais beaucoup de recherche sur Mythos et toutes m’ont amené ici…En particulier grâce à un deuxième livre que j’ai trouvé à Alexandrie dans la grande bibliothèque. J’ai recopié le passage en question sur une feuille. »

La feuille en question servait de marque page pour le livre et une fois déplié, il commença à parler avec un peu plus d’entrain.

Ce que la légende de Mythos ne dit pas, c’est que lorsqu’il a tué le dragon, il était seul au milieu des montagnes d’un pays que l’on appelle de nos jours la Grèce. Le combat se serai passé tout près d’une grotte situé sur les hauteurs du plus grand sommet de cet état. Une fois le monstre tué, il découvrit dans la grotte un nid avec au milieu un œuf…Il pensait avoir tué le dernier dragon et cet imprévu risquait de ternir sa réputation de héros. Il prit donc soin de sceller l’entrée de cette grotte pour que personne ne découvre cette bête.

Avant que Dorian ne réplique, le vieux lui coupa la parole et ajouta.

« Nous somme en Grèce, derrière nous vers l’ouest se tiens le mont Olympe…Point culminant du pays…J’espère que tu vois ou je veux en venir gamin. »

« Je ne suis pas stupide abruti ! Mais qui prouve que tout ceci est vrai ?! »

« Je ne te demande pas de me croire…Mais disons qu’à mon âge, les recherches sont de plus en plus difficile alors…Une petite aide serait la bienvenue. »

« Je vois ou tu veux en venir…Mais si j’accepte, je veux être celui qui tuera ce dragon si tenté que tout ceci ne soit pas une plaisanterie. »

« Je ne peux pas te garantir cela mais c’est entendu. »

Dorian avait une petite idée derrière la tête en voulant affronter ce dragon car si la légende était vrai, il voulait renforcer sa force tout comme Mythos. Leur quête dura deux longues années durant lesquelles ils firent le tour de la montagne mais malheureusement, leurs recherches demeuraient sans résultats. Jusqu’au jour où une épaisse couche de neige avait fait son apparition contre toute attente tapissant les parois de la montagne. Nos deux compères marchaient tranquillement en se chamaillant comme à leurs habitudes…Dorian n’était pas vraiment quelqu’un de facile à vivre mais Emrik faisait preuve d’une très grande patience. Le jeune homme s’arrêta d’un coup et montra une paroi au vieux en demandant.

« Ho l’ancêtre ! Est qu’il y a de la neige ici ? »

« Non cette parois n’est pas du tout recouverte…Pourquoi ? »

« Il fait plus chaud ici…Je le ressens nettement. »

Le vieil homme alla mettre sa main sur la paroi est constata qu’effectivement, la paroi était plus chaude ici. En dégagement les quelques pierres qui avaient chuté, il vit sur la paroi une espèce de dessin ressemblant à un dragon et juste au niveau de sa gueule, un petit trou. Une petite inscription était gravée en dessous en grec ancien.

Toi qui marche sur les traces du héros
Brise de ton empreinte ce sceau.

Tout deux se creusèrent la tête pour trouver la solution de cette énigme et ce fut Dorian qui la trouva…Il fallait juste mettre son doigt dans ce petit trou pour qu’un petit morceau de la paroi se décroche laissant apparaître un espace vide où seul un homme assez mince pouvait s’y glisser. C’était bien entendu un peu trop étroit pour Emrik qui avait prit un peu de poids et après avoir récupéré des torches ainsi qu’une dague, le jeune aventurier s’engouffra dans la grotte.

Il y faisait sombre mais ce problème fut partiellement résolu lorsqu’il alluma une de ses torches. Il progressait à pas de loup dans ce large couloir et plus il progressait, plus il sentait la chaleur augmenter. Sur les murs, il y avait des illustrations et des inscriptions qui auraient certainement fait le bonheur du vieillard mais lui s’en moquait. L était bien forcé d’admettre que cette légende n’était pas une supercherie…La grotte existait tout du moins mais y avait il ce qu’il recherchait ? Il stoppa sa marche devant une énorme double porte en acier maintenue par deux colonnes en pierre magnifiquement sculptés. Sur l’une d’elle, il y avait encore un texte écrit dans cette même langue.

Ame guerrière ayant atteints ce lieu avec mérite,
Sache ce qu’il en coute de franchir cette limite
Seuls les forts peuvent venir à bout du seigneur de ces terres
Car les faibles ne trouveront ici que l’enfer.

Bien qu’il ne puisse lire ces mots, Dorian savait qu’après avoir franchi ces portes qu’il ne lui serait plus possible de faire marche arrière mais le jeu en valait la chandelle. Sur l’autre colonne, il y avait une cavité avec un liquide visqueux. Le jeune homme y mit le feu grâce à sa torche ce qui mit en marche un mécanisme qui provoqua l’ouverture de la porte. Il s’avança avec un mélange d’excitation et de peur aussi car si la légende disait vrai, il y avait un adversaire redoutable qui l’attendait. Il faisait noir dans cette pièce et la chaleur qui y régnait devenait étouffante…Il posa par hasard sa main dans un récipient surmonté par un pied en pierre avec à l’intérieur ce fameux liquide inflammable. Sans attendre plus longtemps, il trempa sa torche dedans et il vit les flammes courir tout le long de la pièce. En effet, il s’agissait d’un mécanisme astucieux pour allumer, le liquide parcourait la pièce dans des gouttières. Malheureusement, il fit une grave erreur car instantanément, les portes se fermèrent derrière lui…Il était piégé.

Un cri retenti et raisonna dans toute la salle…Le dragon endormit venait d’être réveillé par la clarté des flammes. La terre trembla lorsqu’il se redressa sur ses pattes et lorsqu’il déplié ses ailes, il provoqua une rafale qui propulsa le jeune imprudent en arrière. Dorian se releva mais l’animal avait déjà craché une gerbe de flamme qu’il ne put éviter totalement. Son bras, ainsi que son dos furent brulé et la douleur qu’il ressentit était insupportable et lancinante. Il était mal en point et à nouveau, le fauve le chargea voyant qu’il avait touché sa cible…Il était temps de mettre un terme à ce combat. Dorian ne se laissa pas abattre et il décida d’utiliser sa botte secrète. Son bandeau tomba laissant apparaitre les yeux du diable. Le dragon chuta de tout son poids provoquant une onde de choc, il avait perdu cette bataille. Le garçon mal en point avança avec un air triomphant puis il saisi sa dague et trancha la chair de l’animal faisant ainsi jaillir son sang qui gicla sur son visage. Son attendre plus longtemps, il approcha ses lèvres de la blessure et but une petit gorgé de ce sang. D’un seul coup, sa vision se troubla et il s’effondra sur le dos. Sa tête s’était placée juste sous la blessure du dragon et les gouttelettes de sang tombaient sur les yeux du jeune homme.

Il sursauta et se redressa mais tout autour de lui était normal. Il était dans cette même chambre qu’il occupait depuis sa rencontre avec Emrik…Avait il rêvé ? Lorsqu’il scruta la pièce, il vit le vieux assis sur une chaise le regardant avec un grand soulagement.

« Et bien, tu en as mis du temps…Tu es meilleur pour faire la sieste que pour combattre les dragons ! »

« La ferme vieux fou…Qu’est ce qui s’est passé ? »

« Et bien, j’ai entendu un grand bruit et figure toi que la paroi s’est effondrée. J’ai pu rentrer dans la grotte et je t’ai découvert en train de faire un somme. Et puis je t’ai sorti de là juste avant que la grotte ne s’écroule. Enfin, on peut dire qu’on a eu chaud tous les deux. Par contre, je ne comprends pas pourquoi tu as gardé tout ce temps ce bandeau sur tes yeux…Ils ne sont pas si moches que ça. »

Dorian ne lui avait jamais parlé de ça et lorsque le sujet venait à parler de son passé, il trouvait toujours une excuse pour fuir. Il ne tilta pas sur le coup que son bandeau était resté dans la grotte et que ses yeux n’étaient plus caché…Pourtant, Emrik était encore vivant. Le jeune homme était complètement paniqué car il avait perdu la seule chose qui le rendait puissant par rapport aux autres.

«
Le blessé esquissa un petit sourire mais le cœur n’y était plus car il venait de perdre la seule chose qui avait de l’importance à ses yeux. Il ne pouvait pas encore se douter qu’il avait en lui à présent des pouvoirs bien plus terribles grâce au sang du dragon…Il n’allait d’ailleurs pas tarder à le découvrir car quelques jours plus tard, il était sur pied. Sans rien dire, il se traina jusqu’à la grotte et il se rendit compte que l’accès était à présent complètement bouché par les éboulis. Il ne su dire pourquoi il avait ressenti le besoin de revenir ici…Sans doute par nostalgie par rapport à ce don perdu. Perdu dans ses pensées, il ne fit pas attention au sol devenu instable et celui ci se déroba sous ses pieds. Il chuta d’une dizaine de mètres et il atterrit miraculeusement dans un lac souterrain suffisamment profond pour amortir sa chute. Une fois sur la berge d’un petit ilot, il constata qu’une deuxième salle se trouvait dissimulée sous la grotte. Le lac occupait une grande partie de la pièce et sur cette petite île, il y avait posé sur un autel un cercueil en or avec gravé dessus des dragons ainsi que d’autres dessins d’une très grande beauté.

Dorian se releva tant bien que mal et s’approcha de cet autel. Il en fit le tour et le regarda sous tous les angles avant de le toucher car il avait la ferme intention de l’ouvrir mais quelque chose le projeta en arrière. Il se retrouva sur les fesses et lorsqu’il releva ses yeux, il vit que le cercueil était entouré de flammes qui commençaient à prendre forme au dessus du couvercle. Quelques instants plus tard, une apparence humaine s’était matérialisée dans le brasier et une voix se fit entendre.

A ceux dont le courage a vaincu tous les obstacles, je vais vous transmettre mon savoir. Ta venue n'est pas un hasard car si vous avez pu arriver jusqu’ici et me rencontrer, c’est que vous avez vaincu un dragon et comme moi, son sang fait partie de vous. Le sang de dragon a des vertus thérapeutiques et peut guérir toutes sortes de maladie, ce fut la raison qui les rendait si précieux aux yeux des hommes en plus de leurs aptitudes à combattre.

Le vaincu vous a laisser comme cadeaux son être…Vous verrez que petit à petit, vous pourrez matérialiser cet être et devenir à votre tour dragon. Et enfin, il vous a également légué son élément de prédilection : Le feu. Mais laissez-moi vous mettre en garde.

Lorsque j’ai terrassé ce dragon, j’ai découvert avec tristesse que j’avais tué une jeune mère qui n’avait fait que défendre sa progéniture. J’ai enfermé ce malheureux dans cette grotte et c’est certainement celui que vous avez terrassé…Beaucoup m’ont surnommé Mithos le héros mais je n’ai été qu’un monstre. Ses pouvoirs sont un cadeau d’une valeur inestimable mais il y a un prix à payer…

Le brasier augmenta d’intensité faisant disparaître l’apparence de Mithos et il enveloppait à présent le cercueil. Une forte lumière aveugla Dorian et lorsqu’il ouvrit de nouveau ses yeux, il n’y avait plus rien sur cet ilot. Cette dernière mise en garde l’avait bien fait rigoler car lui n’était pas du genre à regretter ses actes. Mais un petit problème le fit vite déchanter, il se retrouvait à présent prisonnier dans cette salle car la sortie était sur les hauteurs. Il n’y avait qu’une seule solution, prendre l’apparence d’un dragon. Il ne savait pas comment faire mais il sentait de plus en plus sa respiration s’accélérer. Ce sang était en train de s’agiter dans ses veines et petit à petit, il sentait ses muscles se crisper.

Désormais, vous ne faites plus qu’un avec lui…

Il eut l’impression d’entendre à nouveau Mithos mais quelques secondes plus tard, la métamorphose était accomplie et le dragon déplia ses ailes pour prendre son envol. Quelques battements et il fut dehors arpentant le ciel avec tout de même quelques difficultés. Une fois de retour chez Emrik, il ne manqua pas de lui raconter ses exploits et une démonstration le laissa bouche bée. Le jeune magus devait à présent parfaire ses nouveaux pouvoirs et bien entendu, le vieil homme avait été sollicité comme assistant. Même si il le cachait, joué le baby sitter ne le dérangeait pas du tout toutefois, un important événement allait troubler cette nouvelle vie.


Dorian était alors âgé de 25 ans et il maitrisait ses pouvoirs à la perfection. Ce jour là, nos deux acolytes revenaient d’une petite balade dans les airs et le jeune homme sous sa forme animal se posa tout près de la maisonnette. Ils étaient encore en train de se chamailler et sans faire attention, le magus reprit sa forme naturelle. Mais tous deux n'avaient pas remarqué qu’un homme se tenait prés de la porte d’entrée et qu’il venait d’assister à la scène. En voyant son allure ainsi que le jerricane qu’il tenait, Emrik devina qu’il s’agissait d’un promeneur venu s’approvisionner. Le malheureux prit la fuite en hurlant lorsqu’il vit le dragon et derrière lui un arc fait de flamme apparu dans la main de Dorian suivi d’une flèche qu’il pointa en direction de la tête du fuyant. Mais son ami s’interposa choqué.

« Non ! Il ne faut pas, il n’a rien fait qui mérite un tel châtiment alors arrête Dorian !!! »

L’arme enflammée se dissipa car sa cible avait disparu derrière une butte en terre. Son regard se posa sur le vieux et il cria.

« Pourquoi m’as-tu empêché ! Maintenant cet abruti va raconter de partout qu’il a vu un dragon ? Et si jamais il m’a reconnu, l’armée va également se pointer !!!! »

« Je sais ! Mais ca devait arriver tôt ou tard…Rentrons, nous allons discuter de tout ça. »

Tous deux allèrent s’asseoir autour de la table et Emrik fut le premier à prendre la parole.

« Tu te rappelles la première fois que je t’ai parlé de ces légendes ? Je t’ai dis que les dragons s’étaient refugiés sur une île sous le couvert de Tiamat…C’est là bas que tu dois aller. Il se trouve que cette île porte le nom d’Atlantis et qu’elle a été créée pour accueillir ceux qui ont des dons.»

« Mais comment sais tu… »

« Je le sais ! Il faut que tu partes maintenant… »

Dorian eut à peine le temps de mettre quelques affaires dans un baluchon que le vieux le traina dehors jusqu’ à une falaise d’où on pouvait contempler un panorama magnifique et il fut le premier à prendre la parole.

« Fais profile bas devant l’armée…C’est le seul moyen de s’en sortir vivant. »

« Ne t’en fais pas pour moi…Mais avant de te dire au revoir, je voudrai m’excuser de t avoir menti durant toutes ces années. Je ne m’appelle pas Emrik mais Jin Tagaya… J’étais il y a quelques années le gardien du cimetierre d’Atlantis et si un jour le destin nous donne l’occasion de nous revoir, je te raconterai ma véritable histoire. »

Jin sortit un katana enroulé dans un ruban et le donna à son ami en ajoutant.

« Il y a la bas un poste de garde qui t’attend…Tu ne devrais plus être menacé par l’armée alors profite bien de ce nouveau départ mon garçon et passe leur à tous le bonjour de vieux Jin ! »

Sans attendre plus longtemps, le dragon prit son envol en direction d’Atlantis tandis que des larmes coulaient sur les joues des deux amis.


Apparence physique : Dorian se situe dans la moyenne en ce qui concerne sa taille, à peu près un mètre 70…La malnutrition lié à son enfance pauvre à fait de lui un poids plume même si son passage dans l’armée lui a développé les muscles. Durant quasiment toute son adolescence, il était condamné à la cécité car ses yeux rouge surnommé « yeux du diable » était mortel pour quiconque se trouvant à ses côtés. Heureusement, par la suite il a put grâce au sang de dragon retrouver la vue et il ne cache plus ses yeux bleus derrière un bandeau. Ils sont d’ailleurs bien mis en évidence en contrastant avec sa chevelure noire. Dorian est très porté sur cette couleur et généralement, il aime porter des jeans noir et de longs manteaux de la même couleur.
Il n’est pas du tout attiré par ce qui est fantaisiste comme des bijoux car encore une fois, ayant été privé de tout, il se contente de ce qu’il a réellement besoin.

Caractère : Le moins que l’on puisse dire, c’est que Dorian est tout sauf quelqu’un de gentil et de facile à vivre. En effet, Jin a fait preuve de beaucoup de patience pour pouvoir le supporter car d’instinct, il est autoritaire. Ce qu’il aime par-dessus tout c’est avoir un pouvoir sur les autres, il veut pouvoir les manipuler quitte à les menacer comme c’était souvent le cas lorsqu’il avait ses yeux démoniaques. Le grec sait se montrer très persuasif lorsqu’il désire arriver à ses fins et ses caprices et ses sauts d’humeur sont souvent la cause de conflit avec les autres.
Dorian n’est pas du tout sociable pour deux sous et il préfère de loin une solitude reposante que d’être avec une bande de casse pied. Il sait toutefois se montrer sympathique (à sa façon) lorsqu’il est en présence de son amie Amélia.

Qualités : La franchise et son franc parler peuvent se révéler être des qualités dans le sens ou il dit ce qu’il pense sans détour mais ca peut être aussi vexant. Dorian est également quelqu’un de très ambitieux et déterminé car les objectif qu’il se fixe sont loin d’être facile…Il veut simplement être le meilleur et peut importe les sacrifices qu’il doit faire. Dans quasiment toutes les situations, il a une totale confidence en ses capacités même si cet excès de confiance risque de lui jouer des tours.

Défauts : La plupart du temps, il se montre antipathique et froid avec autrui et si malgré tout quelqu’un qui ne lui plait pas essaye de s’accrocher, il fait preuve de violence pour le dégager. En effet, Dorian ne fait confiance à personne hormis au dragon qui l’accompagne et celui qui malgré tout désire en faire un amis devra insister pendant très longtemps. Comme on peut s’en douter, il n’est pas quelqu’un de très sociable même si il lui arrive de faire quelque exception lorsqu’il a envie de semer un peu la zizanie…

Amis : L’ancien garde du cimetière : Jin Tagaya même si il a gardé une petite rancune contre lui lorsque ce dernier lui à mentit sur son passé.

Passions : Il n’en a pas vraiment si ce n’est un grand intérêt pour les dragons.

Talents : Dorian sait bien se défendre contre l’agression physique grâce à son entrainement qu’il a reçu des militaires.

Signes particuliers : Mis à part la vue, tout ses autres sens sont plus développé que la normal dut à ces nombreuses années de cécité.

Signes physique : /

Pouvoirs : Animagus dragon.
Génération et contrôle du feu.
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